HaRdCoRe

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Le hardcore est né au début des années 1990. Au départ principalement influencé par la musique industrielle mais aussi la Techno, l'Electro et le Breakbeat, ce n'est qu'en 1992 qu'il se détache de tous les autres styles existants par la rapidité de son rythme et la puissance des basses poussées à l'extrême (souvent celles des machines Roland TR-909 et/ou Roland TR-808, auxquelles une distorsion très forte est ajoutée). Le premier titre qui s'est revendiqué hardcore est We have arrived de Mescalinum United, diffusé par le premier label hardcore créé : PCP (Planet Core Productions). Le style se développe ensuite peu à peu aux Etats-Unis, à Detroit et à New York, sous l'influence d'artistes comme Omar Santana ou Lenny Dee.

Dans quelques pays d'Europe, comme les Pays-Bas (Rotterdam en particulier), la Belgique ou l'Allemagne, des DJ / producteurs apportent une touche commerciale à ce style, notamment par l'intermédiaire de Thunderdome (appartenant maintenant au groupe Universal Music Group) ou de DJ comme DJ Rob et DJ Paul.

Bien que peu diversifié, le hardcore peut être divisé en plusieurs sous-genres.

D'un point de vue international, le hardcore est une scène toujours très innovante. Les DJ et liveurs les plus influents viennent des quatre coins du globe. Le hardcore expérimental est très apprécié au delà des frontières de la techno hardcore notamment dans le milieu de la musique industrielle, noise, power noise, power electronics et breakcore.

D'un point de vue français, des labels comme Audiogenic ou Epileptik dans lesquels des DJ de renom exercent leur talents méritent d'être cités. Ce sont des labels trés appréciés aujourd'hui et distillant ce qu'on nomme le Frenchcore.

Les DJ les plus connus sont toutefois hollandais, notamment par le biais de groupements de DJs ou de compilations commerciales Masters of Hardcore, Thunderdome ou encore Rotterdam Terror Corps provenants de la scène gabber.


--Artcore, darkcore--
Ruffneck se réclame de la création de ces styles. Suite à la banqueroute de son ancien label, il recrée deux entités. La première, Supreme Intelligence, regroupe des artistes de Darkcore, dont les fameux Endymion, un style se rapprochant du terror mais à un rythme plus proche du hardcore original. Beaucoup se réclament du second, Gangsta notamment qui dit produire du artcore. Le artcore serait la relève du gabba, plus sombre, avec notamment DJ Nosferatu. Aujourd'hui ces deux labels se sont rassemblés sous le nom Enzyme Records.

Le mot artcore est ici galvaudé car il est très utilisé dans la scène, depuis des années, pour beaucoup de styles de hardcore créés par des artistes très différents. Le préfixe art est beaucoup trop généraliste pour pouvoir s'appliquer à un seul artiste ou un seul mouvement.

--Speedcore--
Dérivé du hardcore mais en beaucoup plus rapide à partir de 300BPM tandis que le hardcore ne dépasse généralement pas les 210BPM. On retrouve quelques artistes comme Passenger of Shit, gabba front berlin, The Untitled, DJ Plague, Bonehead pour ne citer que les plus connus. On peut également trouver quelques dérivés du Speedcore comme la Terror ou le Splitter. La Terror est un style quasi aussi violent que le Speedcore mais un peu plus "industriel" avec un tempo moins rapide et des sons en général plus "minimalistes". Noisekick est un des producteurs les plus connus dans ce style. Quant au Splitter, Kurwastyle, Dr. Eppo, Pengo, Audio Diarrhée, Geoprogrammeerde, sont quelques artistes représentants ce mouvement proche de la musique dite "harshcore" voir "noise". Ce style se situe à une moyenne de 1000 Bpm. Voir plus.

--Frenchcore--
Le Frenchcore est un style qui s'exporte de plus en plus en dehors des frontières françaises. C'est un style de Hardcore très dansant ayant des origines industriel. Créé par le groupe Micropoint (duo composé de DJ Radium et d'Al Core), ce style essaie de s'ouvrir à d'autres influences comme la fusion rock hardcore/techno hardcore représentée par les groupes Fast Forward, Palindrome, ou encore Moshpit.

# Posted on Thursday, 29 January 2009 at 4:22 PM

Edited on Wednesday, 04 February 2009 at 10:03 AM

Thunderdome

Thunderdome
Thunderdome est à l'origine une énorme rave party axée techno hardcore/gabber organisée par ID&T et qui s'est déroulée le 3 octobre 1992 au Thialf-Stadium de Heerenveen aux Pays-Bas. Son énorme succès a engendré de nombreuses autres raves Thunderdome qui se sont succédé à allure folle (pas moins de 6 pour la seule année 1993) puis la cadence diminua progressivement et est désormais un unique événement annuel. Elle a rassemblé jusqu'a 40 000 personnes, actuellement le chiffre stagne autour de 20 à 30 000. Le mot désigne aussi l'ensemble des DJ qui y participent (entre autres DJ Delirium et les membres de la Dreamteam).

Néanmoins, on connaît plus Thunderdome pour ses compilations, généralement bi-annuelle, et qui vont contribuer fortement à l'éclosion de la scène gabber. Sans Thunderdome, des artistes comme The Masochist, DJ Promo, 3 Steps Ahead, DJ Dione, E-rick & Tac-tic n'auraient peut-être pas connu un aussi grand succès.

Malgré le succès, les relations entre les artistes signés chez ID&T et la direction du label ont tendance à se détériorer : les artistes ont voulu laisser de côté le gabber pour le real hardcore, une tendance qui ressort dans Thunderdome XXIV, mais qui ne fut pas couronnée de succès. Lassés, certains quittent ID&T pour Masters of Hardcore ou créent leur propre label (Buzz fuzz, Dj Promo). Les compilations s'arrêtent fin 1999.

Beaucoup crurent alors que Thunderdome n'existait plus et même leur site internet officiel n'était plus à jour. Beaucoup de passionnés ont alors demandé à ce que l'événement qui se déroulait annuellement ne soit pas lui aussi terminé, ce qui fut accepté.
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# Posted on Friday, 30 January 2009 at 9:43 AM

Masters of hardcore

Masters of hardcore
Masters of Hardcore (souvent abrégé M.O.H.) est un label hollandais de techno hardcore, à contre-courant du mouvement Hardcore, notamment par ses prises de positions politiques ; M.O.H. s'oppose au racisme prôné par certains gabbers, à la répression des autorités qui considèrent le mouvement hardcore comme étant dangereux pour la jeunesse, mais aussi au populisme qui à cette époque commence à s'intensifier aux Pays-Bas sous l'impulsion de Pim Fortuyn.

Crée en 1996 par DJ Outblast et Bass-d & King Matthew, le manifeste du label est assez explicite : « Abandonné par des gens qui ne croyaient plus au hardcore et interdit par des politiciens ignorants, vous savez que notre message est clair : allez vous faire voir, le hardcore existe pour toujours ! ».

La première sortie du label n'est autre que le fameux Rob Gee associé à DJ JDA,dans un mix regroupant des titres gabber : c'est le premier opus de Masters of Hardcore, compilation annuelle regroupant les productions de l'année écoulée.

1998 : la scène hardcore en revient au même stade qu'en 1990 ; méprisée des médias, des radios et surtout sans plus aucun lieu pour danser, la répression contre les gabbers étant de mise (3 Steps Ahead en sera une des plus célèbres victimes).

Les DJ et donc les fans de hardcore ne savent plus où aller et même Planet Core Productions, le plus vieux des labels hardcore doit geler ses activités sous peine de banqueroute. Au prix de longues batailles juridiques, une soirée MOH est alors organisée : les 2 000 places prévues seront vendues.

Les premières compilations Masters of Hardcore se vendent à 30 000 exemplaires : le grand succès n'est pas au rendez-vous, mais le label gagne son indépendance. MOH s'agrandit alors avec l'arrivée de ceux qui ont beaucoup contribué au succès de Thunderdome : DJ Buzz Fuzz, DJ Paul et The Masochist. Angerfist les rejoint quelques mois plus tard.

Dès 1999, Masters of Hardcore devient de plus en plus populaire, et c'est dorénavant près de 20 000 personnes qui assistent à leur soirée. Par la suite, les compilations se vendent à 200 000 exemplaires et M.O.H. devient une référence du gabber.

Pour beaucoup, le label a atteint ses objectifs : indépendance vis-à-vis des majors, union d'artistes provenant des différentes branches de la techno hardcore mais surtout la fin de l'association systématique faite entre hardcore et extrême-droite.

Leur derniere compilation la 24eme du nom a beaucoup de succes notamment grâce au retour de Paul Elstak ou de Ophidian

# Posted on Friday, 30 January 2009 at 9:45 AM

Edited on Saturday, 21 November 2009 at 11:39 AM

Danger Hardcore Team

Danger Hardcore Team
Danger Hardcore Team, parfois abrégé DHT, est un groupe de hardcore principalement connu pour son titre Jumpin' Time et les des compilations Virus.

Également producteurs et organisateurs d'évènements, ils ont contribué à faire connaître et à populariser le hardcore.

Depuis 2005, ils disposent de leur propre label de production, Danger Hardcore Tracks.

Il fut crée en 1995 par six amis passionnés de hardcore : DJ Bass, MC Jerky, Bram, Tim, Dennis et Michel.

Le groupe est actuellement composé de DJ Bass, qui mixe les compilations Virus, ainsi que de MC Jerky, DJ Cronik, DJ Morpheus, DJ Antikillah, DJ Paul Sitter, Catscan et Shock Force. Ils sont accompagné sur scène par Da Lords Of Illusions (Jeffrey Vissers et Bas Van Tilburg).

Parmi les anciens membres du groupe, l'on peut compter TWINS, Sub-zro, DJ Malone.
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# Posted on Friday, 30 January 2009 at 10:02 AM

Rotterdam Terror Corps

Rotterdam Terror Corps
Rotterdam Terror Corps (souvent abrégé en RTC) est un groupe de Djs hollandais créé en 1993 composé de Mc Raw, Dj Distorsion, DJ Reanimator, DJ Petrov ainsi que DJ Rob. Ils ont beaucoup contribué au développement de la scène Gabber, et de nombreux artistes de la scène gabber ont collaboré avec eux (Neophyte, The Headbanger, Dj Paul, Bass-D & King Matthew...).

Contrairement à ce que leur nom laisse à supposer, leurs productions sont essentiellement axées Gabber, plus rarement Terror. L'utilisation de Terror dans le nom représente plus l'atmosphère qui se dégage de leur musique : les titres Outro Betazoid ou Sound of Madness, provenant de l'album Strictly Hardcore (1996) en sont une bonne illustration.

Le son du RTC était assez novateur pour le milieu des années 1990, dans la mesure où ils utilisent énormément de sons syncopés, et des triplets, et ils n'hésitent pas à utiliser des instruments très peu communs dans le hardcore, comme l'orgue. Les titres Raveworld, You're dealin' with, We're gonna blow your mind vont faire entrer définitivement le collectif parmi les plus grands noms du Gabber.

Néanmoins, des dissensions apparaissent et en 1996 Mc Raw et Dj Distorsion restent les derniers membres du groupe. Le RTC s'est fait aussi remarquer par ses shows très poussés mêlant pyrotechnie, strip-teaseuses et effets visuels, et a même reçu un prix pour la qualité de leur prestation en live en 1996.

Depuis 2000
En complète contradiction avec la scène Gabber et Hardcore qui préfére depuis quelques années utiliser généralement des basses agrémentées de White Noise, le RTC continue à utiliser des basses distordues.

Aujourd'hui le RTC est toujours considéré comme une référence. Ils font leur grand retour en 2008 avec les titres "Time To Kill Another One" et "Skull Dominion". Ils n'avaient plus sorti de vinyle depuis 2003.

# Posted on Friday, 30 January 2009 at 10:08 AM

Edited on Sunday, 01 February 2009 at 10:03 AM